Agenda 2000 : pré-adhésion, coordination de l'assistance aux pays candidats
1998/0094(CNS)
La commission a adopté le rapport de M. Enrique BARON CRESPO (PSE, E) qui
se situe dans la perspective du Conseil européen de Vienne de décembre
1998.
Comme ce fut le cas lors de l'adoption par le PE (4-12-97) de sa résolution
sur l'élargissement, le rapporteur a rappelé que l'approche "pré-adhésion"
doit se faire dans le cadre du respect des critères de Copenhaguen
(établissement de l'Etat de droit et de la démocratie - existence d'une
économie de marché - respect de l'acquis communautaire).Le Conseil européen
de Luxembourg (12-13 décembre 1997) a créé, en complément du programme
PHARE, deux nouveaux instruments d'assistance de pré-adhésion: les aides à
l'agriculture et l'ISPA (aide structurelle). Une réglementation permettant
d'assurer une bonne gestion des fonds alloués à ces programmes devenait
urgente. C'est tout l'objet de ce rapport sur le règlement de coordination
dont l'entrée en vigueur est prévue au 1er Janvier 2000. Il plaide en
faveur d'une réelle coordination de ces différents instruments et de la
cohérence de leurs actions avec celles des autres instruments financiers
communautaires et des Institutions Financières Internationales.La
commission insiste sur une double nécessité: celle de l'efficacité et du
contrôle de l'aide. L'efficacité passe par la participation des Etats
bénéficiaires au financement des investissements afin d'assurer un meilleur
impact économique des interventions communautaires. Quant au contrôle,
comme l'a souligné le rapporteur, "il ne faut pas laisser carte blanche à
la Commission européenne". D'où la demande d'améliorer la périodicité des
rapports de la Commission qui devrait être annuelle et non biennale.A
propos du rôle du PE dans ce processus, la commission rappelle au Conseil
l'engagement qu'il a pris le 11 mars 1998, lors du débat en plénière sur le
partenariat d'adhésion, à savoir: la consultation du Parlement avant toute
modification des partenariats de pré-adhésion. D'où l'avertissement qu'il
lui lance: il faut ouvrir la procédure de concertation si le Conseil
s'écarte des positions du PE. Qui plus est, les parlementaires veulent
participer, même à titre consultatif, aux travaux du comité de
coordination(représentants des Etats Membres, présidence par un
représentant de la Commission, participation par la BEI sans droit de vote)
et recevoir toutes les informations nécessaires relatives au contrôle des
dépenses effectuées.