Relations UE/région méditerranéenne: nouvel élan pour le processus de Barcelone
2000/2294(COS)
La commission a adopté le rapport de M. Sami NAIR (PSE, F) sur la
communication de la Commission. La nécessité de se prémunir contre les
conséquences économiques et sociales négatives inhérentes aux accords
d'association; le respect des droits de l'homme et des principes
démocratiques; la prévention du terrorisme et de l'immigration sont au
centre des préoccupations du rapport. La commission parlementaire recommande
que les aspects sociaux, culturels et relatifs à l'immigration se voient
accordés une importance qualitative équivalente à celle attribuée aux
questions économiques, commerciales et de sécurité. Au plan économique, le
rapport demande que l'on soutienne et que soient étudiées les diverses
possibilités de reconversion de la dette. Une relance efficace et durable de
la coopération décentralisée est également souhaitée et le processus de
Barcelone doit favoriser une politique de cohésion favorable à l'ensemble de
la région euro-méditerranéenne. Il s'agit de promouvoir une libéralisation
dans un esprit de réciprocité et de respect des droits sociaux. Cela passe
notamment par une politique favorisant les micro-projets et accordant un
rôle beaucoup plus actif à la société civile. Il convient d'ouvrir un large
débat ayant pour objectif la gestion commune des flux migratoires, la
définition de politiques de migrations temporaires, la création d'un visa de
circulation spécifique pour les acteurs du partenariat euro-méditerranéen,
la mobilisation de l'immigration au service du développement du pays
d'origine et une politique d'intégration clairement affirmée dans les pays
d'accueil pour les immigrés légalement installés. Le rapport propose la
création d'un observatoire des migrations et demande au forum
euro-méditerranéen la création d'une commission en charge des migrations.
Enfin, il est demandé au Conseil et à la Commission de veiller à ce que
l'Union assume dans la région méditerranéenne un rôle politique de plus
grande envergure, et le rapport affirme que la solution du conflit au
Moyen-Orient est un élément essentiel à l'établissement de la paix et de la
stabilité dans la région. Cela signifie le droit à la sécurité pour Israël
et pour tous les autres états de la région ainsi que la reconnaissance des
droits légitimes du peuple palestinien à vivre dans un état viable et
internationalement reconnu.