Propriété industrielle: dessins et modèles, protection juridique
1993/0464(COD)
Il s'agit d'un avis partiel portant sur l'article 5: nouvauté du dessin ou
modèle, l'article 6: caractère individuel du dessin ou modèle, l'article
23: la "clause de réparation".Le Comité est d'avis que le marché unique de
la propriété intellectuelle constitue une nécessité impérieuse pour l'Union
européenne. Vu l'ampleur et l'importance de la matière, la section a décidé
de rendre sans délai un premier avis partiel mais définitif portant
uniquement sur des questions particulièrement importantes et controversées,
entendant par ailleurs de rédiger ultérieurement un avis complémentaire sur
l'ensemble des autres questions soulevées par les propositions soumises par
la Commission. La première condition pour obtenir la protection est que le
dessin ou le modèle soit nouveau à l'échelle mondiale. Or, cette
disposition, paraît difficilement applicable dans de nombreux domaines et
spécialement dans l'industrie textile. Il est fréquent que des vendeurs de
produits de contrefaçon se procurent des attestations établissant faussement
que le dessin ou le modèle contesté avait déjà été créé auparavant dans un
pays tiers. Dans ces conditions, il conviendrait de viser la divulgation aux
milieux intéressés dans la Communauté européenne avant la date de référence.
La seconde condition d'obtention de la protection est le caractère
individuel. Il conviendrait de considérer qu'un dessin ou modèle présente un
caractère individuel lorsqu'il se distingue, par l'impression visuelle
globale qu'il produit sur le public concerné, de tout autre dessin ou modèle
connu dans le déroulement normal des affaires des milieux spécialisés du
secteur concerné opérant au sein de la Communauté. Selon le Comité, la
clause de réparation figurant à l'article 23 de la proposition de règlement
est en contradiction avec les principes fondamentaux de la protection de la
propriété intellectuelle et avec l'article 26, paragraphe 2 de l'accord
relatif aux aspects des droits de la propriété intellectuelle qui touchent
au commerce. Dans ces conditions, et compte tenu de la jurisprudence de la
Cour de Justice européenne, la durée de protection doit atteindre au moins
dix ans.