Viande bovine: organisation commune des marchés OCM (modif. règl. 805/68/CEE)
1997/0122(CNS)
En adoptant le rapport de Mme Sirkka-Liisa ANTTILA (ELDR, Fin), la
commission entend aller plus loin que la Commission dans ce domaine.
En effet, l'exécutif, par cette proposition de modification du règlement de
base 805/68/CEE, veut subordonner l'octroi de restitutions à l'exportation
d'animaux vivants au respect des normes communautaires en matière de
bien-être de ces animaux. Pour sa part, la commission est d'accord avec cet
objectif mais entend que les contrôles soient plus rigides et les normes
plus spécifiques. Elle demande notamment que le paiement des restitutions
soit également "subordonné à la délivrance d'une attestation d'un
vétérinaire expert certifiant que le transport .. est réglementaire"; elle
plaide pour "un système de surveillance comportant des contrôles réguliers
mais aléatoires et par sondage". Cette surveillance pourrait être effectuée
par des organismes officiels et agrées par la Commission européenne,
l'Office alimentaire et vétérinaire ou les Etats membres". La Commission
européenne doit, deux ans après l'entrée en vigueur de la directive,
élaborer un rapport sur l'efficacité des procédures de contrôle. En outre,
les parlementaires veulent, après "consultation du PE, des parties
concernées et des autorités compétentes", que la Commission européenne
arrête les modalités d'application de ces règles aux exportation vers les
pays tiers". Pour eux, le "bien être des animaux vivants doit également
s'appliquer aux importations européennes en provenances des pays tiers". Et,
si les conditions de transport ne respectent pas les normes communautaires,
"les droits de douane préférentiels à l'importation devront être supprimés".
Qui plus est, "le contrôle effectué en pays tiers doit être placé et
organisé par un organisme neutre et indépendant". Pour la commission, les
modifications au règlement "ne doivent en aucun cas aller à l'encontre des
objectifs de l'OCM viande bovine"