Communications commerciales dans le Marché intérieur . Livre vert
1996/2089(COS)
La commission a adopté, par 45 voix pour et 1 contre, le projet de rapport
sur le Livre vert de l'Exécutif en matière de communications commerciales
et de marché intérieur. Tout en se félicitant de l'initiative en question,
le rapporteur, Mme Larive (ELDR,N), a manifesté sa crainte que le Livre vert
ne traite pas suffisament des préoccupations importantes des consommateurs,
et que, pour cela,elle comptait sur le fait que l'Exécutif parvienne à une
évaluation plus détaillée de l'impact des communications commerciales sur
les consommateurs. Le rapporteur a insisté aussi pour que tous les
responsables coopérent à rendre opérationnelle la législation en cours et
les recommandations concernant notamment la mise en place de mécanismes de
protection efficaces, même sur le plan judiciaire, des intérêts des
consomateurs dans le domaine en question. Le texte adopté entre dans le vif
du sujet par une série de considérations juridiques sur le droit et les
principes applicables (entre autres, ceux du pays d'origine et de
proportionnalité); il mentionne la "méthode d'évaluation de la
proportionnalité, en demandant que celle-ci soit appliquée dans des délais
rigoureux, qu'elle soit fondée sur la jurisprudence et indique les modalités
d'application aux législations communautaires et nationales,aux nouvelles
propositions et aux codes d'autodiscipline. En outre, il suggère d'ajouter
deux critères d'intérêt général à ceux déjà proposés dans le Livre vert: à
savoir, la protection de la santé publique et l'interdiction d'incitations à
la haine fondées sur le sexe, la réligion ou la nationalité. Quant au comité
chargé de traiter ces questions, le rapporteur ne s'est pas rallié à la
proposition de la Commission, favorable à la création d'un comité ad hoc,car
il échapperait au contrôle du Parlement sans représenter non plus toutes les
parties concernées. C'est pourquoi il a opté pour un comité tripartite
(composé par les représentants des Etats membres ainsi que par ceux de
l'industrie et des organisations des consommateurs). A cet égard, Mme Larive
a demandé à la Commission de proposer un règlement intérieur, de sorte qu'il
soit soumis préalablement au Parlement. Parmi les autres initiatives
demandées à la Commission figurent: l'élaboration d'une étude globale, la
création d'un point de contact central, assorti d'une banque de données,
ainsi qu'une analyse visant à la simplification de la législation du
secteur dans le contexte du marché intérieur (SLIM).Le projet de rapport
adopté invite, par ailleurs, la Commission et le Conseil à envisager les
mesures nécessaires à l'amélioration des procédures d'infraction du Traité
(art.169 CE). Ainsi, il évoque lui-même l'opportunité d'arrêter, dans un
délai donné, des décisions motivées, adréssées à toutes les parties et de
façon que celles-ci puissent se pourvoir en appel. A ce propos, le Conseil
devrait attribuer au Tribunal de Ière Instance la compétence pour les
affaires d'infraction. Quant à la définition de communication commerciale,
il faudrait la rendre la plus éxhaustive et précise possible, en faisant
une distinction par exemple entre le parrainage culturel, social et
sportif, le mécénat et la philantropie. Enfin, le texte adopté évoque les
problèmes posés par le développement d'Internet et du commerce
électronique, sous le profil des responsabilités en matière de services, et
rappelle que la plupart des innovations,en ce qui concerne les instruments,
les méthodes et les procédures soulignées, exigent l'octroi de ressources
financières et humaines suffisantes.