Année européenne des langues 2001

1999/0208(COD)
OBJECTIF : présentation du rapport de mise en oeuvre et des résultats de l'année européenne des langues 2001. CONTENU : l'année 2001 a été proclamée "Année européenne des langues" par l'Union européenne et le Conseil de l'Europe, dans l'objectif global d'encourager l'apprentissage des langues par toutes les personnes résidant en Europe. Quarante-cinq pays d'Europe y ont participé, et sa mise en oeuvre dans les États membres de l'UE et dans les pays de l'EEE a été placée sous la responsabilité de la Commission européenne. L'Année européenne des langues a été dotée d'un budget de 11 mios EUR, qui a été alloué à des projets cofinancés, à une campagne d'information, à des manifestations d'ouverture et de clôture aux niveaux européen et national et à une enquête Eurobaromètre. Deux événements ont été considérés comme les temps forts de cette Année européenne : la semaine européenne pour l'apprentissage des langues par les adultes en mai, et la journée européenne des langues en septembre. Ces instruments ont été conçus pour encourager l'organisation d'activités à grande échelle. Un projet type comporte généralement trois à quatre activités différentes, notamment des festivals, des conférences, des séminaires, des expositions, des journées "portes ouvertes", des mini-cours de langues et des concours. Au total, ce sont près de 190 projets cofinancés qui ont été réalisés à l'échelon local, régional, national et transnational. La majorité de ces projets ont inclus la réalisation d'un site web et de publications, qui ont fait l'objet d'une large diffusion. Les projets ont porté sur plus de 60 langues, avec un bon dosage entre les langues officielles, régionales et minoritaires, les langues des pays candidats à l'adhésion et les langues des signes. En moyenne, chaque projet a touché plus de 12.000 personnes. Parmi les projets retenus, il faut également citer des initiatives médiatiques, qui ont touché plusieurs millions de spectateurs et d'auditeurs. La campagne d'information comportait trois axes principaux : une campagne de presse et de communication, la conception d'un logo, de publications et d'articles promotionnels, et enfin, un site web européen. La campagne de presse et de communication incluait une aide directe aux organes nationaux de coordination et trois initiatives de presse spécifiques pendant l'Année (l'enquête Eurobaromètre, le cofinancement de projets et la journée européenne des langues). Les publications regroupaient un kit d'information et un dépliant sur l'Année et sur ses objectifs, ainsi qu'un guide "Comment apprendre les langues" et enfin une brochure présentant les temps forts de l'Année. Plus de 4 millions d'articles promotionnels ont été fabriqués et distribués, dont des stylos, des tee-shirts et des affiches. Des cartes postales ont été diffusées avec les publications officielles de l'UE, mais aussi directement dans les bars et les cafés. Le site web, très interactif et disponible en onze langues, est resté en ligne jusqu'à la fin de l'Année européenne. Il avait été conçu pour fournir des informations sur l'Année et sur ses objectifs et activités, des liens directs avec les sites web nationaux et avec d'autres sites linguistiques, ainsi quediverses ressources pour aider à l'apprentissage des langues. En outre, les services de toutes les institutions de l'UE ont contribué à la visibilité de l'initiative au travers de leurs opérations de communication. Dans l'ensemble, l'Année européenne des langues est parvenue à créer un cadre favorisant l'action locale inscrite dans une identité européenne commune. Ce cadre commun était suffisamment souple pour prendre en compte les priorités et les contextes nationaux, en ce qui concerne aussi bien les objectifs poursuivis que les instruments choisis. L'Année européenne des langues a rempli ses objectifs. Elle a aidé à la promotion d'un grand nombre de langues et de différents types de langages, qui se sont côtoyés dans des actions et dans des déclarations et des analyses stratégiques et politiques. Globalement, l'impact de cette initiative a été particulièrement fort parmi les professionnels (enseignants et élèves/étudiants) et les responsables politiques. Certaines actions, notamment autour de la journée européenne des langues et de la semaine européenne pour l'apprentissage des langues par les adultes, ont focalisé l'attention des médias, cependant que les résultats de l'enquête Eurobaromètre faisaient également l'objet d'une large diffusion dans la presse. Il est encore trop tôt pour dire quel sera l'impact durable de l'Année européenne, en particulier sur l'engagement individuel dans l'apprentissage d'une langue. On observe çà et là les signes d'une demande accrue de formation linguistique, notamment de la part d'adultes, ou de nouveaux cours de langues. L'amélioration des liens entre des organisations s'intéressant aux questions linguistiques est l'une des retombées les plus sensibles de l'Année. Outre qu'elle a permis de sensibiliser le grand public, l'Année européenne a fourni aux autorités nationales et régionales et aux ONG l'occasion de débattre de l'enseignement et de l'apprentissage des langues L'Année européenne a également été l'occasion, pour un certain nombre de pays, d'envisager la mise en application du Portfolio européen des langues et du cadre européen commun de référence du Conseil de l'Europe. Au niveau européen, l'Année européenne a suscité des développements ultérieurs, définis par une série de résolutions et d'avis adoptés par le Parlement européen, le Comité des régions et le Conseil de l'UE. À la mi-2003, la Commission soumettra une communication au Parlement européen et au Conseil, relative à un plan d'action pour promouvoir la diversité linguistique et l'apprentissage des langues en exploitant les ressources disponibles dans les programmes et les actions communautaires existants.�