Information et consultation des travailleurs
1995/2300(COS)
La commission a adopté le rapport de M. MENRAD (PPE, D), sous la présidence
de M. HUGHES (PSE, RU) sur la communication de la Commission en matière
d'information et de consultation des travailleurs. Considérant l'opportunité
de contribuer au déblocage de diverses procédures législatives européennes
relatives à l'information, à la consultation, à la participation et à la
cogestion des travailleurs, la commission soutient les efforts de la
Commission en vue de faire sortir de l'impasse le débat sur la société
anonyme européenne et sur la société coopérative européenne.
La commission se félicite de l'action du groupe d'experts de haut niveau
chargé de clarifier, à la lumière d'une étude comparative, l'état légal et
réel de l'information dans les Etats membres. Elle attend de la Commission
qu'elle présente, en se fondant sur les ocnclusions du groupe d'experts, des
conditions de base pour la participation des travailleurs après un échec
éventuel des négociations entre les partenaires sociaux. Elle espère que ces
conditions seront assez souples pour permettre l'établissement, au niveau de
la branche ou du groupe, de procédures et de règles de participation et de
cogestion susceptibles de spécification.
Par ailleurs, la fixation des droits de participation à la vie économique
des entreprises ne saurait consister à transférer dans un Etat membre un
modèle déterminé de participation existant dans un autre Etat membre. S'il
ne faut donc pas "exporter" un modèle national, l'adoption d'un statut
européen ne doit pas non plus avoir pour effet de permettre à des
entreprises d'utiliser un instrument juridique européen pour esquiver la
cogestion.
La Commission est invitée à présenter sans retard une proposition de
directive concernant les règles minimales d'information et de consultation
des travailleurs dans les entreprises des Etats membres et à développer les
mesures visant à évaluer, voire à renforcer, la mise en oeuvre des
directives du Conseil dans ce domaine, en vue de rendre plus contraignante
la consultation des partenaires sociaux.