Sécurité alimentaire: plan d'action, Autorité alimentaire européenne. Livre blanc
2000/2082(COS)
La commission a adopté le rapport de M. John BOWIS (PPE-DE, UK) sur le
Livre blanc de la Commission européenne sur la sécurité alimentaire qui
contient des propositions relatives à la création d'un organe européen en
matière de sécurité alimentaire. Au lieu de la dénomination proposée par la
Commission européenne ('Autorité alimentaire européen'), la commission
parlementaire est d'avis que le mot désignant le domaine de responsabilité
de cet organe est 'sécurité' et qu'il importe par conséquent de l'appeler
'Autorité européenne de la sécurité alimentaire'(AESA). Elle considère que
la responsabilité première de l'AESA doit résider dans l'évaluation des
risques dans le domaine de la sécurité alimentaire et de formuler des avis
scientifiques. Elle aura également à fournir au public des informations
concernant ses conclusions scientifiques et ses recommandations, même si la
Commission européenne doit demeurer responsable de l'explication des
décisions relatives à la gestion des risques. L'AESA devrait également jouer
un rôle-clef dans l'actuel système d'alerte rapide qui devrait être amélioré
et étendu à tous les domaines relatifs à la sécurité alimentaire, notamment
l'alimentation animale. Le directeur de l'AESA devrait être nommé par la
Commission après une procédure d'audition publique devant la commission
compétente du Parlement. L'AESA, qui devrait travailler en étroite
collaboration avec les agences nationales de sécurité alimentaire, doit être
habilitée à exiger des États membres qu'ils lui fournissent les
informations, statistiques et documents scientifiques en leur possession
que le conseil d'administration de l'AESA pourrait juger utiles à
l'évaluation d'un risque précis. La commission demande que l'AESA
entretiennent des relations étroites avec les principales organisations de
protection des consommateurs afin de promouvoir les échanges d'informations
concernant l'évaluation des risques. En outre, l'AESA devrait tisser des
liens étroits avec d'autres institutions telles que la Food and Drug Agency
américaine, le Codex Alimentarius, l'OMS, la FAO et l'OMC. Enfin, la
Commission européenne est invitée à prendre en considération plusieurs
priorités législatives venant s'ajouter à la création de l'AESA. Il s'agit
notamment d'une directive relative à une législation alimentaire générale,
d'amendements à l'actuelle législation communautaire relative aux
ingrédients des aliments pour animaux, aux niveaux maximums de dioxine et
de résidus de pesticides, à l'ESB, aux additifs alimentaires ou encore aux
préparations pour nourrissons.