Environnement: 6ème programme d'action communautaire pour la période 2001-2010
2001/0029(COD)
La commission a adopté le rapport de Mme Riitta MYLLER (PSE, FIN) qui
modifie (dans le cadre de la procédure de codécision, 1ère lecture) le
programme d'action proposé pour l'environnement. Elle a adopté de nombreux
amendements destinés à assigner au programme des objectifs spécifiques à
atteindre en respectant un calendrier précis. La commission reprend à son
compte les quatre priorités identifiées par la Commission mais elle entend
rendre ce programme plus "stratégique" en l'assortissant de programmes
thématiques obligatoires et en lui fixant des objectifs à long terme dont la
portée va au-delà de 2010. Elle veut également que ce programme constitue le
pilier écologique de la stratégie de l'UE pour un développement durable qui
doit être arrêtée lors du sommet de Göteborg en juin. La commission demande
que le programme accorde une attention bien plus grande à l'élargissement
qui doit avoir lieu pendant la période en question. L'un des amendements
adoptés vise à inclure les pays candidats dans le réseau Natura 2000 de
conservation de la nature. D'autres amendements engagent l'UE à prendre la
tête en matière de politique internationale de l'environnement, plaident
pour la ratification du protocole de Kyoto sur le changement climatique
avant 2002, exigent l'octroi de crédits supplémentaires aux pays du
Tiers-monde afin qu'ils puissent mettre au point des programmes de
développement durable et visent à obtenir la protection de "zones sensibles"
situées dans les pays en voie de développement. La commission est d'avis
également que la politique agricole commune révisée en 2003 devra faire la
part belle au développement rural et aux méthodes agricoles écologiquement
responsables, que l'industrie agroalimentaire doit garantir des produits de
qualité et que l'étiquetage et la traçabilité des organismes génétiquement
modifiés (OGM) doivent être renforcés. L'application de la législation
relative à l'environnement doit être améliorée au moyen de sanctions
frappant les États membres récalcitrants, et ce en mettant en oeuvre une
politique dite de "annonce, dénonce, semonce" destinée à encourager le
respect de la législation. La commission entend associer les communautés
locales et le monde industriel à la politique de l'environnement et trouver
les moyens d'amener le consommateur à changer ses comportements. Elle
propose également d'instaurer avant 2005 un label "énergie verte" ainsi que
des zones vertes transfrontières, d'arrêter une stratégie pour
l'environnement en zone urbaine, de développer les transports publics,
d'imposer des valeurs-limites strictes en matière de la pollution
acoustique, atmosphérique et aquatique, de développer des actions concernant
la lutte contre la pollution électro-magnétique, contre le déversement de
déchets en mer ainsi que des mesures visant à réduire les atteintes à
l'environnement imputables au tourisme. l'environnement imputables au
tourisme.