Les conséquences de la globalisation sur les femmes émigrantes des pays méditerranéens
2000/2251(INI)
La commission a adopté le rapport d'initiative de María Antonia AVILÉS
PEREA (PPE-DE, E), qui attire l'attention sur certaines conséquences de la
globalisation sur les femmes émigrantes des pays méditerranéens dans l'UE.
Le rapport invite les États membres à légaliser et à doter d'un statut
juridique approprié le travail du secteur des services dans lequel les
femmes migrantes occupent une large place. Il faut aussi mener des
campagnes de sensibilisation pour revaloriser les emplois de ce type. La
commission invite également les États membres et l'UE à adopter des mesures
directes pour mettre un terme à la traite des femmes et pour informer les
femmes, fréquemment vulnérables face aux pratiques abusives des employeurs,
de leurs droits. La commission souligne aussi le lien existant entre les
obstacles injustifiés à l'immigration et le trafic d'êtres humains, en
particulier les femmes, et invite les États membres à assouplir et à
réviser leur législation nationale en ce qui concerne les permis de travail
et la régularisation de la situation des migrants. Les campagnes de
sensibilisation sont nécessaires afin d'expliquer que l'immigration ne
réduit pas les possibilités d'emploi des citoyens européens puisque celle-ci
constitute une réponse au besoin de main d'oeuvre sur le marché de travail
européen. Il faut aussi renforcer différentes formes d'aide aux femmes
immigrantes, concernant notamment la défense de leurs droits en tant que
travailleuses mais aussi l'information, la santé, le logement, l'éducation
et la formation professionnelle. La Commission est invitée à analyser la
globalisation sous l'angle du genre et à se pencher sur l'opportunité de
créer un observatoire des flux migratoires dans la Méditerranée. Le rapport
propose aussi un plan d'action pour l'intégration des questions d'égalité
des sexes dans la coopération au développement. Enfin, une plus grande
attention devra être accordée, dans les programmes prévus par les accords
euro-méditerranéens, aux investissements pour la formation des femmes aux
nouveaux instruments de la société de l'information.
société de l'information.