Révision à mi-parcours du programme Daphné 2000-2003
2001/2265(INI)
La commission a adopté, à l'unanimité, le rapport d'initiative de Mme Maria
Antonia AVILES PEREA (PPE-DE, E) sur la révision à mi-parcours du programme
Daphné (2000-2003). Le rapport dresse un bilan très positif de l'exécution
du programme en 2000 et 2001, approuve les priorités fixées pour les
domaines d'action et estime que le programme devrait continuer après 2003.
La commission est d'avis, toutefois, que la dotation financière du programme
est insuffisante et propose l'extension du budget pour les prochaines
exercices, y compris une enveloppe financière adéquate en consideration de
la participation à part entière des pays candidats. Elle rappelle par
ailleurs qu'en 2002 le Parlement a ajouté un million d'euros au budget de
Daphné afin de lutter contre la pédophilie et les mutilations génitales
féminines. Elle demande également qu'une plus grande attention soit
consacrée aux domaines tels que la prévention de la violence ainsi que le
traitement et la réhabilitation des aggresseurs. De plus, elle sollicite
l'élaboration de programmes pédagogiques de prévention de la violence, à
diffuser dans les écoles et les établissements de formation pour adultes. La
Commission est invitée à organiser une année européenne contre la violence.
Le rapport propose, entre autres, qu'une plus grande attention soit accordée
au rôle joué par les médias. Parmi les autres recommandations, le Conseil et
les États membres sont invités à introduire, dans certains cas, le droit à
l'expulsion du conjoint violent, ainsi que des mesures d'accompagnement sur
la façon dont il convient de traiter les victimes et leurs agresseurs. Le
Conseil est aussi invité à adopter la décision-cadre relative à la lutte
contre l'exploitation sexuelle des enfants et la pédopornographie, adoptée
par le Parlement en 2001. Par ailleurs, il est demandé au Conseil et aux
États membres d'améliorer l'application et le suivi des lois en vigueur et
des conventions internationales, et de considérer toute forme de violence
comme relevant du droit pénal. La Commission, quant à elle, est invitée à
suivre de près l'application de l'acquis communautaire en matière de lutte
contre la violence dans les pays candidats.
Enfin, la commission parlementaire réaffirme que la lutte contre la violence
en tant que violation des droits humains au niveau de l'UE nécessite une
base juridique plus appropriée que l'art. 152 du Traité CE (concernant la
santé publique). Elle demande par conséquent aux membres de la Convention
européenne sur l'avenir de l'UE de proposer l'inclusion dans les Traités
d'une base juridique spécifique pour lutter contre la violence de genre.