Services cryptés : protection juridique des services à accès conditionnel et d'accès conditionnel
1997/0198(COD)
En adoptant à l'unanimité moins trois abstentions le rapport de M. Georgios
ANASTASSOPOULOS (PPE, Gr) sur la protection juridique de la transmission et
la retransmission cryptée, la commission considère que la proposition de la
Commission est insuffisante du point de vue la protection. Il faudrait,
selon le rapporteur, opter pour une harmonisation "au plus haut niveau
possible", qui garde son efficacité dans un contexte d'évolution très rapide
des technologies. La commission juridique a ainsi renforcé le texte proposé
par la Commission européenne.Est considéré comme "dispositif illicite" tout
équipement ou logiciel, conçu, adapté ou assemblé à seule fin de permettre
l'accès non-autorisé à un service protégé (par exemple un décodeur piraté
qui permet de regarder une chaîne TV codée). Les Etats membres doivent donc
interdire sur leur territoire: la fabrication, l'importation, la vente ou la
détention à des fins commerciales de dispositifs illicites, ainsi que
l'écoulement de ces dispositifs en vue d'un profit direct ou indirect. Il en
va de même pour l'installation, l'entretien ou le remplacement à des fins
commerciales. La publicité et la promotion commerciale sont également
prohibées.Il appartient aux Etats membres de prendre, conformément à leur
législation, les mesures nécessaires pour veiller à ce que les prestataires
de services lésés par une activité illicite puissent intenter une action en
dommages intérêt et demander le cas échéant la saisie des dispositifs
illicites.