Accès du public aux documents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission
2000/0032(COD)
La commission a adopté le rapport de Michael CASHMAN (PSE, UK) modifiant la
proposition conformément à la procédure de codécision (première lecture). La
commission souhaite inclure dans le titre du règlement une référence à
l'introduction de plus de transparence dans les méthodes de travail des
institutions de l'Union. Elle a également introduit un article sur l'objet
du règlement, qui souligne qu'il s'agit de l'exercice d'une obligation,
inscrite dans le traité CE, d'arrêter des décisions dans le respect des
principes démocratiques de transparence et de contrôle. Elle déclare de
manière univoque que le règlement proposé ne doit pas réduire le droit des
États membres de donner accès aux documents conformément à leur législation
nationale. La commission estime que la liste des exceptions au droit d'accès
proposées par la Commission afin de garantir la protection de certains
intérêts publics et privés justifierait l'exclusion de presque tous les
documents, de sorte qu'elle en a supprimé une série. Elle propose que
l'accès soit refusé pour des raisons d'intérêt public chaque fois que la
divulgation risquerait de compromettre sensiblement la sécurité publique, la
stabilité monétaire, la défense et les affaires militaires et un intérêt
vital dans les relations internationales de l'Union européenne. L'accès
devrait également être refusé chaque fois que la divulgation irait à
l'encontre du droit d'un individu à la vie privée. Enfin, la commission
propose que l'accès soit refusé pour la préservation du secret commercial
dès lors que celle-ci est plus importante que l'intérêt public ou privé à la
divulgation.
Le rapport stipule que les demandes d'accès aux documents devraient être
traitées dans un délai de deux semaines. De même, il établit plus
clairement, dans la proposition de la Commission, les voies de recours
possibles pour les citoyens en cas de refus (par exemple en adressant une
pétition au Médiateur européen ou en formant un recours devant la Cour de
justice européenne). La proposition de la Commission selon laquelle chaque
institution devrait fournir un accès à un registre de documents a été
supprimée par la commission, qui dresse la liste des types de documents à
inclure dans le registre et déclare que les documents devraient, autant que
possible, être directement accessibles "en ligne".
Enfin, la commission précise que les institutions devraient s'accorder sur
des mesures communes de mise en ouvre du règlement lors de l'élaboration de
leurs règles internes. Celles-ci concernent la classification des documents,
leur traitement et protection, la transmission de ces documents et des
procédures relatives à la communication de renseignement confidentiels à une
commission d'enquête du Parlement. Les dispositions existantes relatives à
l'accès aux documents, y compris la récente décision du Conseil refusant
l'accès aux documents se rapportant à la sécurité et à la défense, devraient
être abrogées.