Politique commune de la pêche PCP: contrôle des pêcheries, plan d'action
1998/2127(COS)
En adoptant le rapport de M.Novo (GUE/NGL,P), la commission a donné un appui
sans réserve au plan d'action de la Commission visant à améliorer la
politique de la pêche.Si l'on veut que les mesures de contrôle, qui
devraient être opérationnelles pour l'an 2000 et appliquées jusqu'en 2002,
soient couronnées de succès, il est fondamental de s'assurer le soutien des
pêcheurs mais aussi des armateurs et des organisations de producteurs en les
associant pleinement à l'ensemble du processus, a souligné M. NOVO. Ces
contrôles doivent être exécutés de manière équitable dans toute l'UE (en mer
comme sur terre), avec des sanctions identiques pour des délits identiques
et une panoplie de critères harmonisés pour les données concernant les
flottilles. Il convient également de renforcer le contrôle des navires de
pays tiers pêchant dans les eaux communautaires.Pour M. NOVO, il est
essentiel de prévoir un financement approprié des contrôles et d'arrêter de
traiter, budgétairement parlant, le secteur de la pêche en "parent pauvre".
Pour combler les actuelles lacunes de la politique de la pêche et encourager
les pêcheurs responsables, des crédits doivent être prévus pour pouvoir
compter sur plus d'inspecteurs disposant d'outils technologiques modernes,
en particulier de systèmes de contrôle par satellite. Les contrôles ne
doivent pas s'arrêter aux navires de pêche. Ils doivent être intensifiés
après débarquement des prises doivent être intensifiés afin que toute la
chaîne de production, de traitement et de commercialisation soit couverte,
du filet de pêche à l'assiette du consommateur. La responsabilité du
contrôle de la pêche repose en premier lieu sur les épaules des Etats
membres et ils doivent remplir leurs obligations. Pour pouvoir exercer un
contrôle valable, au niveau communautaire, il faut disposer des données
nécessaires et M. NOVO propose d'instaurer des formes de sanction adéquates
en cas de rétention répétée des informations par les Etats membres.La
commission de la pêche voit dans ces mesures un élément d'une approche plus
générale de la problématique de la pêche dans le cadre de laquelle les
réductions des flottilles ne constitueraient plus l'unique réaction à la
baisse des stocks à laquelle est confrontée cette industrie et juge par
ailleurs nécessaire de prévoir des fonds pour financer la formation et le
recyclage