Instrument financier de cohésion. Rapport annuel 1993-1994
1995/2013(COS)
En adoptant le rapport de M. Carlos Costa Neves, la commission de la
politique régionale félicite la Commission pour la rapidité avec laquelle
elle a institué l'instrument financier de cohésion. Elle note qu'aucun cas
d'irrégularité ou de fraude n'a été signalé pour les projets approuvés et
juge satisfaisante l'exécution budgétaire concernant l'exercice 1993,
estimant toutefois impossible d'avancer des conclusions, vu la brièveté de
la période de l'exercice 1994 couverte par l'instrument. Le rapport déplore
que la Commission n'ait fourni aucune indication sur le financement de
projets situés dans les zones de l'objectif 1. Il souligne en outre le
déséquilibre observé aux dépens des projets environnementaux et réaffirme
l'importance de maintenir un équilibre entre les deux secteurs
d'intervention, à savoir les infrastructures de transport (qui représentant
60% des projets) et l'environnement. Par ailleurs, le rapporteur invite la
Commission : - à renforcer le financement des projets environnementaux de
moindre envergure; à l'avenir, le Fonds de cohésion devrait servir en
priorité pour réaliser des projets à grande échelle et pour combiner des
projets relevant des deux secteurs concernés. - à renforcer l'évaluation
préalable de l'incidence des projets d'infrastructures de transports sur
l'environnement et à privilégier les modes de transports plus respectueux
de l'environnement (réseaux de navigation intérieure, transports par rail
et intermodalité de ces systèmes); à cet égard, les rapports d'impact sur
l'environnement devraient être disponibles avant que les choix ne soient
arrêtés et que les travaux ne puissent commencer; - à augmenter
sensiblement le nombre de projets dans les régions ultrapériphériques; - à
mieux évaluer l'impact des projets en fonction du respect des critères de
convergence. Le rapport demande également : - une meilleure information des
citoyens sur les investissements réalisés au titre du Fonds de cohésion; -
l'accroissement des compétences des comités suivi et une plus grande
représentation des autorités régionales et locales élues au sein de ces
comités; -
l'amélioration de l'évaluation financière des projets; - une priorité, dans
le domaine de l'environnement, à la lutte contre l'érosion et au
ralentissement de la désertification.