Interventions structurelles: document unique de programmation DOCUP, France. Rapport
1995/2204(COS)
La commission a adopté à l'unanimité le projet de résolution sur l'impact
des fonds structurels en France. Tout en constatant que la France bénéficie
d'un PIB par habitant supérieur à la moyenne communautaire (110%), le
rapporteur, M.Castagnède (ARE,F), relève que la politique structurelle
communautaire n'a pas encore abouti à une réduction significative des
disparités de développement régional( et notamment aux dépens des DOM et de
la Corse).Le texte adopté propose ainsi de corriger les insuffisances, en
stimulant une inversion de tendance du taux d'exécution des crédits, trop
réduit; par le rétrécissement des délais de transfert des crédits
communautaires transitant par l'Etat; par une action de clarification et de
simplification des conditions de mise en oeuvre des fonds structurels,
tendant notamment à une meilleure lisibilité et à une plus grande souplesse
des conditions d'éligibilité; par une transparence accrue et une efficacité
majeure dans l'application du principe de l'additionalité; par le recours
aux outils harmonisés d'évaluation de l'impact des programmes dans chaque
région et au niveau national. Quant aux nouvelles orientations, le projet
de résolution souligne l'opportunité d'intensifier la concentration sur le
plan géographique, notamment en ce qui concerne les DOM et la Corse, ainsi
que du point de vue thématique, en attribuant la priorité aux actions de
renforcement du tissu économique par rapport aux projets d'infrastructures;
et encore, en encourageant la création d'emplois durables, ainsi que d'un
objectif 2b, en faveur des zones urbaines bouleversées par la crise
sociale.
On sugère également de territorialiser davantage la politique régionale en
France, à partir des objectifs 3 et 4, et de multiplier les initiaves
locales, sur le modèle des pactes territoriaux, aussi bien que les
programmes interrégionaux. Enfin, dans le contexte du principe de
subsidiarité, la Région française devrait jouer le rôle d'acteur à part
entière de la politique de cohésion, tant au plan national qu'européen.