Fonds structurels. 7ème rapport annuel 1995
1996/2216(COS)
La commission a adopté à l'unanimité la proposition de résolution
concernant le septième rapport annuel sur les Fonds structurels. En
soulignant l'importance de l'année 1995, pendant laquelle les interventions
des Fonds ont débuté, après l'approbation de la plupart des programmes en
1994, le rapporteur, M.Novo Belenguer (ARE,E), a examiné plusieurs aspects
de leur fonctionnement pour attirer l'attention de l'Exécutif sur
d'éventuels points faibles ou pour encourager les initiatives qui mieux
permettent la réalisation de l'objectif de la cohésion, dont toute la
philosophie des Fonds s'inspire. Ainsi,en ce qui concerne l'exécution, le
rapport adopté met en exergue, par exemple, que le taux de mise en oeuvre
est excellent surtout dans les 4 Etats bénéficiaires du Fonds de cohésion et
que, parmi les autres objectifs, le taux le plus faible concerne les
objectifs 3 et 4; à cet égard, le rapporteur souhaite que la Commission
évalue la gravité de la sous-exécution des crédits des Fonds structurels et
prenne, par la suite, les mesures nécessaires à reporter la dépense
communautaire au niveau préconisé à Edimbourg. Parmi les autres sujets
abordés figurent: -la complémentarité avec les autres politiques
communautaires; et à ce propos, le rapporteur relève que le caractère
horizontal de la politique de cohésion, consacré par le Traité", risque
d'être négligé et dénonce les carences de la politique communautaire en
matière d'égalité des femmes et des hommes, ainsi que des aides, dans les
Etats membres, au développement des PME; -l'additionalité; à ce sujet,le
projet adopté insiste pour que la Commission s'active pour démontrer le
respect du principe en question, ce qui ne s'est pas passé jusqu'à
maintenant, à l'égard de 7 Etats membres; -la coordination et le
partenariat; dans ce contexte, vu que le rôle des pouvoirs locaux est encore
insuffisant, le rapport suggère d'accentuer les efforts sur l'information au
niveau local et d'impliquer les régions dans la signature des documents de
programmation, conjointement à la Commission et à l'Etat; - le suivi et
l'évaluation; tout en se félicitant des initiatives, telles que la
publication du "Guide commun du suivi" et de la nouvelle procédure
d'évaluation, qui prévoit l'intervention d'experts indépendants, le texte
adopté incite la Commission à poursuivre la démarche de simplification des
procédures et d'amélioration de l'information pour les bénéficiaires des
Fonds. Enfin, le Parlement revendique son rôle de co-législateur dans tout
le domaine de la cohésion, notamment par le biais de la procédure de
codécision applicable aux règlements des Fonds.