Transports routiers: taxation des poids lourds pour l'utilisation de certaines infrastructures, Eurovignette
1996/0182(COD)
En adoptant la position commune du Conseil sur la taxation des poids lourds
pour l'utilisation de certaines infrastructures, la commission des
transports et du tourisme a donné son feu vert à la poursuite du
développement du marché intérieur du transport routier, garantissant du même
coup une meilleure couverture des coûts associés à l'utilisation des
infrastructures routières. Cette proposition doit également permettre
d'ajuster plus précisément les taxes sur les coûts. Le principe de
territorialité jouera davantage dans le recouvrement des coûts induits par
l'utilisation des infrastructures routières. La majorité de la commission,
a décidé de ne pas suivre son rapporteur, M. Georg JARZEMBOWSKI (PPE, D) qui
proposait des modifications profondes. Par conséquent, la position commune a
été approuvée telle quelle. La proposition s'applique aux taxes annuelles
sur les véhicules, aux redevances d'utilisation et droits exigés pour les
véhicules de transport d'un poids maximum en charge brut de moins de 12
tonnes. La position commune s'écarte largement de la proposition initiale de
la Commission tout comme de la proposition telle qu'amendée en première
lecture par le Parlement européen. Le Conseil a intégré quelques
amendements-clés du PE. Dans la dernière version, les taxes appliquées aux
véhicules ne sont plus plafonnées et sur la base d'une disposition
spécifique, la Grèce se voit accorder une réduction temporaire de 50% des
redevances d'utilisation, pour prendre en compte sa situation géographique.
Pour ce qui est des redevances d'utilisation, une disposition particulière a
été introduite dans la position commune qui autorise l'Autriche à prélever
un péage sur l'autoroute entre la ville de Kufstein et le col du Brenner. On
a estimé que le problème de la route du Brenner et plus particulièrement son
trafic intense et sa position stratégique méritaient d'être pris en
considération, comme le recommandait le PE dans son avis. La proposition ne
touchera pas les véhicules en circulation dans les territoires d'outre-mer
des États membres ni ceux immatriculés dans les îles Canaries, à Ceuta et
Melilla, dans les Açores et à Madère.
Bien que ce rapport soit programmé pour la période de session de mai à
Strasbourg, la suite de la procédure demeure incertaine. Sous le traité de
Maastricht, qui expire le 30 avril 1999, cette proposition relève de la
procédure de coopération. Sous le traité d'Amsterdam, qui entre en vigueur
le 1er mai 1999, elle relève de la procédure de codécision.