Artisanat et petites entreprises: clés de la croissance et de l'emploi en Europe, 2ème Conférence Berlin
1995/2274(COS)
OBJECTIF : L'objet du présent rapport est d'analyser les résultats de la
deuxième Conférence européenne de l'Artisanat et des petites entreprises
(Berlin, 26-27.09.1994) afin de prévoir des actions prioritaires et des
recommandations à adresser aux Etats membres en vue d'une meilleure prise en
considération de ce secteur, particulièrement créateur d'emplois.
CONTENU : La Conférence de Berlin sur l'Artisanat et les petites entreprises
a permis à quelques 1.300 représentants du secteur de se réunir et de mettre
en avant les problèmes qui se posent au monde de l'Artisanat européen. Au
cours de cette Conférence, une liste de 144 propositions d'orientations
fondamentales a été dressée reflétant les préoccupations de ce secteur tant
au plan national qu'européen.
Après avoir dûment pris connaissance de ces propositions, la Commission a
tenté de définir une stratégie globale d'actions qui reprend globalement les
éléments suivants :
-poursuite de la simplification administrative en tenant compte autant que
possible dans la nouvelle législation, de la situation spécifique des PME.
Il s'agit également de permettre à ce secteur de mieux accéder aux
programmes communautaires,
-intégration des PME dans le marché intérieur : en particulier amélioration
de la participation de ce secteur aux travaux de normalisation et soutien à
la mise en réseaux des organismes représentatifs afin de mieux tenir compte
des demandes des petites entreprises en matière de certification,
-soutien à des prestations de service transfrontalier : création de bureaux
de développement transfrontaliers chargés d'apporter information et conseils
au secteur,
-coopération transnationale: renforcement de la coopération transnationale
des artisans afin de faciliter les contacts entre entreprises (organisations
de foires, etc.),
-amélioration de la compétitivité internationale : notamment par un
renforcement des actions avec les pays d'Europe centrale et orientale et les
pays méditerranéens,
-actions de formation et de perfectionnement des dirigeants du secteur et
autres apprentis, non couverts par les programmes communautaires existant :
en particulier, prévision de modules de formation à l'attention des
organisations représentatives sur les questions européennes et soutien à la
constitution de réseaux européens de femmes chefs d'entreprise et de jeunes
artisans afin de faciliter leur stage dans des entreprises d'autres Etats
membres;
-élaboration en commun des qualifications : définition en concertation avec
les organisations professionnelles et les Etats membres de modes de
reconnaissance des diplômes des artisans et élaboration de diplômes
européens;
-intégration des PME dans la société de l'information : permettre
aux petites entreprises de tirer profit des possibilités offertes par les
nouvelles technologies;
-amélioration de l'accès au financement de l'artisanat et des PME:
notamment, développement du cautionnement mutuel et facilitation de la
coopération banque-entreprise;
-amélioration de la connaissance, de la visibilité et de la représentativité
de l'artisanat au niveau européen : soutien au lancement de diverses
initiatives, telles que l'Académie européenne de l'artisanat et des PME, le
cofinancement de concours européens de jeunes artisans, l' organisation de
prix européens des métiers d'art, etc.
Parallèlement à la définition de ces diverses actions, la Commission tente
de définir une série de recommandations à faire aux Etats membres et aux
Comités nationaux et européens de normalisation. Elle recense 5 grandes
recommandations:
-dans le cadre de certaines politiques communautaires, y compris régionales,
reconnaître le rôle et la responsabilité des organisations représentatives
de l'artisanat et des petites entreprises, en matière de formation,
d'accompagnement et d'association aux instances locales, régionales et
nationales de concertation;
-promouvoir l'introduction de l'apprentissage et de la formation en
alternance;
-créer les conditions favorables aux petites entreprises et entreprises
artisanales en développant une pédagogie et une nouvelle approche de
l'esprit d'entreprise dans les systèmes éducatifs;
-améliorer les possibilités de conseil pour les créateurs d'entreprises et
les entreprises nouvellement établies, notamment par une formation préalable
minimale (essentiellement en matière de gestion financière et de
management);
-recommandation aux instances de normalisation nationales et européennes
afin d'introduire une procédure de fiche d'impact PME dans le domaine de la
normalisation (comme cela existe au plan européen).