Services audiovisuels et d'information: protection des mineurs et de la dignité humaine. Livre vert
1996/2228(COS)
OBJECTIF : examiner les moyens de garantir la protection des mineurs et de
la dignité humaine dans les services audiovisuels et d'information et ouvrir
le débat avec toutes les parties concernées dans ce domaine.
CONTENU : Le Livre vert aborde 3 grands chapitres et soumet à l'ensemble du
secteur concerné (autorités publiques de contrôle, industries et
associations actives dans ce domaine) une série de pistes pour garantir à la
fois la protection des mineurs et permettre au secteur de se développer sans
excès de réglementation. Les réponses sont attendues pour le 28.02.1997.
1) développement de nouveaux services audiovisuels et d'information : la
Commission estime que le développement de ces services doit être compatible
à la fois avec l'évolution des services offerts aux citoyens et la
protection des mineurs. A cet égard, les nouveaux services de télévision
offrent un choix individuel accru et s'éloignent du modèle de médias de
masse. Les services en ligne vont plus loin encore en proposant un modèle de
communication littéralement individuelle. Le développement de ces systèmes
exige un environnement souple au plan réglementaire car tout nouveau service
implique un risque propre, la difficulté résidant plutôt dans les
caractéristiques techniques du nouveau service (et son mode de diffusion)
que dans son contenu.
2) analyse des dispositions juridiques en vigueur : d'une manière générale,
les nouveaux services posent des problèmes de conflits de responsabilités dû
à la multiplicité des opérateurs intervenant dans la chaîne de diffusion des
informations. Parallèlement, se pose le problème de la protection des
mineurs contre les contenus nuisibles mais pas forcément illicites (ex.:
pornographie). Dans ce domaine, des solutions technologiques sont envisagées
permettant un contrôle parental accru à la base ("puce anti-violence" ou
"v-chip" sur les téléviseurs) et dans les environnements en ligne (PICS).
Ces nouvelles possibilités présentent l'avantage d'éviter toute censure
préalable. Elles permettent également de renforcer l'efficacité de
l'auto-réglementation.
3) situation au niveau de l'Union : dans la lutte contre les contenus
illégaux, la coopération entre Etats membres a un rôle fondamental à jouer
compte tenu du caractère international des nouveaux services. Les Etats
membres pourront s'opposer plus efficacement aux usages et contenus illégaux
s'ils coopérent et coordonnent mieux leurs initiatives. Différentes
possibilités peuvent être envisagées telles que la multiplication des
échanges d'informations, l'analyse des législations nationales, la
définition d'un cadre commun pour l'auto-réglementation, l'établissement de
recommandations pour la coopération dans le domaine de la justice et des
affaires intérieures ou la mise en oeuvre d'orientations communes pour la
coopération internationale.
Des possibilités existent aussi afin d'encourager la coopération entre
industries concernées : établissement de codes de conduite ou de standards
communs pour les systèmes de labellisation, promotion du standard PICS.
Des mesures de sensibilisation et d'information des utilisateurs sont
également envisagées.