Gestion des déchets: application des directives 75/439/CEE,75/442/CEE, 78/319/CEE et 86/278/CEE
1997/2037(COS)
OBJECTIF: la présente communication vise à informer le Parlement européen
et le Conseil sur l'application, entre 1989 et 1994, des directives sur la
gestion des déchets.
CONTENU: le rapport couvre douze Etats membres (l'Autriche, la Suède et la
Finlande n'y figurent pas) et porte sur les directives suivantes:
- Directive 75/442/CEE relative aux déchets: la Commission constate une
certaine réticence de la part des Etats membres en ce qui concerne la mise
en oeuvre effective de la directive. Elle déplore que seulement huit des
douze Etats membres concernés aient communiqué leurs rapports nationaux. La
Commission formule également d'autres remarques sur les points suivants:
les législations nationales transposant les textes communautaires ont
souvent recours à des définitions et classifications des déchets qui
s'écartent de la terminologie communautaire; il est difficile d'établir un
jugement concernant le degré de respect de la hiérarchie communautaire en
matière de déchets dans les Etats membres; il existe une grande variation
d'un Etat membre à un autre en ce qui concerne le nombre et le niveau de
compétences des autorités compétentes; l'engagement des Etats membres
d'établir des plans de gestion des déchets ne s'est pas concrétisé de façon
satisfaisante.
- Directive 78/319/CEE relative aux déchets toxiques et dangereux:
l'analyse effectuée met en évidence le manque d'harmonisation des
législations nationales relatives aux déchets toxiques et dangereux, les
Etats membres ayant failli, dans de nombreux cas, à respecter les
dispositions de la directive. En ce qui concerne les objectifs essentiels
de la directive ainsi que ses objectifs spécifiques, la Commission ne
dispose pas d'informations suffisantes pour tirer des conclusions
qualitatives. L'harmonisation de la mise en oeuvre de la directive,
notamment en ce qui concerne les plans de gestion des déchets, a également
été insuffisante. Un grand nombre de plans visant les déchets toxiques et
dangereux n'ont pas été établis ou n'ont pas été communiqués à la
Commission en temps voulu. Bien souvent, leurs mises à jour n'ont pas été
communiquées.
- Directive 75/439/CEE concernant l'élimination des huiles usagées: le
rapport ne porte que sur les communications de six Etats membres:
l'Espagne, l'Italie, le Royaume-Uni, la France, le Luxembourg et les
Pays-Bas, qui fournissent suffisamment de données pour la période
1990-1994. Tous ces pays ont pris des mesures nécessaires pour s'assurer de
ce que les huiles usagées soient collectées et éliminées sans causer de
préjudice à l'homme et à l'environnement. La Commission considère toutefois
que la directive n'a été que très partiellement appliquée et que les Etats
membres n'ont pas voulu donner la priorité effective à la régénération par
rapport au brûlage des huiles usagées.
- Directive 86/278/CEE sur la protection de l'environnement et notamment
les sols, lors de l'utilisation des boues d'épuration en agriculture: il
est impossible de tirer des conclusions à l'échelle de l'Union sur la base
des 5 rapports nationaux, dont seulement deux (Espagne et Région flamande)
sont complets, sauf à souligner la réticence des Etats membres à fournir
ces rapports. La Commission considère cependant que la directive est plutôt
bien mise en oeuvre en ce qui concerne son point majeur, les concentrations
autorisées en métaux lourds dans les boues valorisables en agriculture, et
constate qu'en général ces concentrations sont nettement inférieures aux
valeurs limites fixées dans la directive.