Les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de la Communauté pour 1997
1997/2068(COS)
OBJECTIF : le présent document passe en revue les progrès accomplis dans la
mise en oeuvre de la stratégie économique communautaire définie dans les
grandes orientations de politiques économiques de 1996 (COS0424).
CONTENU : le document reprend dans l'ordre, les divers aspects de cette
stratégie exposée dans les Orientations de 1996 :
-dosage de politiques macro-économiques : d'une manière générale, ce dosage
a été conforme aux recommandations : les politiques monétaires ont été
axées sur la réalisation et la préservation de la stabilité des prix et
d'importantes initiatives ont été menées dans la plupart des Etats membres
pour assainir leurs finances publiques. En outre, les accords salariaux
sont devenus de plus en plus conformes aux recommandations, la
rémunération nominale par salarié s'étant accrue de 3,5% en 1996, ce qui
est compatible avec l'objectif de stabilité des prix,
.reprise de l'activité économique : au second semestre 1996, la croissance
de l'activité économique s'est chiffrée à 2,25% et les perspectives à court
terme laissent entrevoir un renforcement progressif de cette reprise,
.amélioration progressive des perspectives de l'emploi : à mesure que
l'activité économique retrouve son dynamisme, l'emploi total dans la
Communauté s'est stabilisé, avant d'entamer une lente progression. L'emploi
ne devrait augmenter que de 0,5% (700.000 emplois) en 1997 et de 0,9% (1,3
million) en 1998. Compte tenu de l'accroissement de la population active,
cette amélioration laissera le chômage à 10,7% en 1997 et à 10,3% en 1998,
.dialogue social : la Commission a poursuivi son dialogue avec les
partenaires sociaux au niveau européen dans le cadre du Pacte de confiance.
Des actions résolues sont en marche dans les domaines du chômage des
jeunes, de la formation tout au long de la vie, d'une meilleure prise en
compte des Fonds structurels dans la création d'emplois ;
-stabilité des prix et des taux de change : en 1996, l'inflation pour
l'ensemble de la Communauté est tombée à 2,4% et des améliorations sont
attendues en 1997. Les taux de change sont également restés relativement
stables à l'intérieur du mécanisme de change ;
-assainissement des finances publiques : en 1996, la situation s'est
sensiblement améliorée : à l'exception de l'Allemagne, tous les Etats
membres ont accomplis des progrès dans la réduction de leur déficit
budgétaire : pour la moyenne communautaire, le déficit est passé de 5% en
1995 à 4,3% du PIB en 1996. Pour 1997, tous les Etats membres visent un
déficit de 3% au plus, en vue de progresser vers l'objectif d'un solde
budgétaire équilibré. La seule exception est la Grèce, dont le gouvernement
vise un déficit de 4,2%. Quant à l'Italie, son déficit serait de l'ordre de
3,2% en 1997 mais remonterait à 3,9% en 1998, si elle ne transforme pas en
mesures structurelles, ses mesures ponctuelles de 1997. Quant à la nature
des efforts d'assainissement, c'est principalement sur la compression des
dépenses publiques que l'effort s'est concentré (sauf au Danemark, en
France et en Italie) ;
-meilleur fonctionnement des marchés des produits et des services : de très
nombreuses mesures ont été prises au plan communautaire et national pour
stimuler la compétitivité et accroître l'efficience des économies
européennes, allant toutes dans le sens d'une amélioration du marché unique
;
-encourager l'emploi et les réformes du marché du travail :
.sur le plan des salaires, l'évolution dans la Communauté a été de plus en
plus conforme à l'objectif de stabilité des prix, permettant la mise en
place de conditions monétaires et financières favorables à la croissance et
à la création d'emplois ainsi qu'à l'objectif d'un renforcement de la
rentabilité des investissements. Pour la moyenne de la Communauté, les
coûts salariaux réels se sont accrus de moins de 1% en 1996 (et ce pour la
4e année consécutive) ,
.sur le plan des réformes du marché du travail, plusieurs actions ont
menées ces dernières années dans l'ensemble des Etats membres parmi
lesquelles on relève tout particulièrement la réduction généralisée des
coûts non salariaux du travail (surtout sur les bas salaires), la mise en
place de programmes de formation professionnelle élargis ou adaptés pour
répondre aux besoins du marché du travail, la mise en oeuvre d'une
flexibilité du temps de travail (temps partiel, recours aux contrats de
travail à durée déterminée, etc.), des réformes actives des services
publics de l'emploi,
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