Politique commune de la pêche: protection des ressources, de l'environnement et des consommateurs. Livre vert

2001/2115(COS)
OBJECTIF : présenter un aperçu général de l'évolution probable des ressources de pêche. CONTENU : Selon le document de travail de la Commission, l'évolution d'un stock de poissons est tributaire de quatre facteurs biologiques fondamentaux: le recrutement, la croissance, la mortalité naturelle et la mortalité par pêche. Un stock de poissons, exprimé en nombre d'individus, augmente suivant le nombre de nouvelles recrues et la biomasse du stock évolue à la fois en fonction de ce nombre et de la croissance individuelle de l'ensemble des poissons du stock. Le stock diminue proportionnellement à la quantité de poissons qui meurent de causes naturelles (de maladie ou mangés par d'autres poissons) ou par pêche, ce dernier facteur étant généralement le principal responsable du déclin de la plupart des stocks. Le solde net des facteurs qui favorisent l'augmentation d'un stock (le recrutement et la croissance), d'une part, et de ceux qui engendrent son déclin (mortalité naturelle et mortalité par pêche), d'autre part, détermine l'évolution du stock au fil du temps. Si les pertes sont systématiquement plus élevées que le recrutement et la croissance, le stock diminue et vice versa. Le CIEM fournit des évaluations annuelles de ces quatre facteurs, ainsi qu'une évaluation des mises à terre pour un grand nombre de stocks. Il apparaît ainsi que depuis le début des années 70 jusqu'à la période la plus récente : 1) la plupart des stocks de poissons ronds ont diminué et le volume actuel des captures n'est pas durable dans la plupart des cas; 2) plusieurs stocks de poissons plats sont véritablement surexploités, mais certains connaissent des niveaux d'exploitation presque durables; 3) les espèces pélagiques et celles qui font l'objet d'une pêche industrielle se portent mieux, mais le volume des captures doit être maintenu au niveau actuel ou réduit pour assurer la durabilité de ces ressources; 4) plusieurs espèces pélagiques présentent des signes de surexploitation et certaines pourraient avoir atteint des seuils critiques. En règle générale, une exploitation inférieure de la plupart des stocks aurait des répercussions économiques et biologiques favorables.�