Compétitivité de l'industrie européenne
1996/2230(COS)
OBJECTIF: dresser un bilan des performances de l'industrie européenne et de
son économie en général.
CONTENU: la croissance en Europe au cours des cinq dernières années a été
sensiblement plus réduite que la croissance américaine, même si aujourd'hui
les prévisions annoncent une nette reprise de la croissance. C'est le
constat de la Commission dans son document de travail sur la compétitivité
européenne.
Le rapport de la Commission offre une vision assez contrastée des
performances de l'Union, en soulignant que la compétitivité de l'industrie
européenne est entravée par un certain nombre de faiblesses structurelles:
- une déficience sectorielle réelle dans le domaine des technologies de
l'information, et dans une large mesure également, quant à certains aspects
des biotechnologies;
- une insuffisance de l'investissement tant public que privé dont semble
dépendre le faible niveau de notre productivité;
- une fiscalité inadaptée pour un rapport coût/efficacité insuffisant;
- des résultats médiocres en matière d'innovation en dépit d'un potentiel de
recherche diversifié et complémentaire;
- une mauvaise "visibilité" de l'industrie européenne considérée comme un
ensemble incohérent par rapport aux industries américaines ou japonaises;
- un problème d'adaptation aux mutations technologiques que connaît cette
fin de siècle, en particulier en ce qui concerne les technologies de
l'information. Au-delà de la technologie, il semble que l'Europe rencontre
une difficulté de type culturel pour intégrer les modifications radicales de
comportement qu'imposent les changements présents et à venir, que ce soit
sur le plan des salariés, des entreprises et des administrations;
- un environnement européen encore trop peu cohérent et stable. Le marché
intérieur n'est pas encore devenu un authentique marché "domestique": les
politiques économiques divergentes, les variations de taux de change dans
les années 1992-1993 ou vis-à-vis du dollar durant la dernière décennie
n'ont guère favorisé la compétitivité des entreprises européennes.
La Commission plaide pour que les entreprises intègrent définitivement les
schémas concurrentiels et l'ouverture sur les marchés européens et mondiaux,
tout en rappelant l'intérêt du "benchmarking". La Commission voit en effet
dans cette méthode d'évaluation et de comparaison des performances des
entreprises un des instruments principaux pour améliorer leur
compétitivité.