Politique des consommateurs: priorités 1996-1998
1995/2285(COS)
Le Parlement européen a adopté le rapport de M. Phillip WHITEHEAD
(PSE, RU) sur la communication de la Commission relative aux
priorités pour la politique des consommateurs (1996-1998).
Le Parlement presse la Commission de présenter un plan d'action
détaillé où elle exposerait les propositions selon lesquelles
elle entend orienter son action, en les assortissant d'un
calendrier de mise en oeuvre. Il insiste en outre sur le fait que
le principe de subsidiarité ne saurait servir d'alibi pour ne pas
renforcer la protection des consommateurs. Le Parlement souhaite
en premier lieu l'achèvement des actions engagées dans la période
précédente, en invitant la Commission à surveiller la
transposition des directives en droit national par les Etats
membres et à présenter une nouvelle proposition de directive
relative à la responsabilité en matière de services.
S'agissant des nouvelles priorités, la Commission est invitée à
concentrer son action sur les thèmes suivants :
1. L'accès facilité des consommateurs à la justice.
Le Parlement réclame des actions législatives visant à assurer
la reconnaissance mutuelle des conditions d'octroi de l'aide
judiciaire, à autoriser les organisations de consommateurs à
intenter des actions de groupe et à instituer un droit de
poursuite pour infraction à la législation communautaire.
2. La représentation des intérêts financiers des consommateurs.
La Commission est invitée : a) à présenter des textes législatifs
qui rendent obligatoire la recommandation de 1988 sur les
systèmes de paiement, réglementent la vente à distance de
services financiers et établissent une formule unique pour le
calcul du taux annuel effectif global dans l'ensemble de l'Union;
b) à donner suite au Livre vert sur le crédit hypothécaire; c)
à étudier la possibilité d'harmoniser les procédures judiciaires
pour le recouvrement des paiements échus.
3. Le renforcement de la position des consommateurs par la
diffusion d'informations.
Le Parlement invite la Commission : a) à développer le réseau de
centres transfrontaliers d'information dispensant des conseils
gratuits aux consommateurs; b) à prendre des mesures pour
améliorer la participation systématique des représentants des
consommateurs aux structures de prise de décision; c) à proposer
la création d'un réseau relatif à la sécurité des produits ayant
pour objet de coordonner les entreprises dans ce domaine.
4. La promotion d'une politique durable en matière de produits
alimentaires.
Le Parlement invite la Commission à appuyer la création, au
niveau européen, d'une agence indépendante sur la sécurité des
produits alimentaires. Il rappelle en outre qu'il est
indispensable d'appliquer au plus tôt la nouvelle législation
européenne sur l'étiquetage des denrées alimentaires. Et ce, en
garantissant l'information complète des consommateurs, ce qui
suppose que les risques pour la santé soient clairement indiqués.
A propos des produits européens, réputés dangereux, et
commercialisés dans les pays en voie de développement, le rapport
réclame un renforcement des contrôles pour, graduellement,
imposer à ces produits les mêmes normes en matière de santé, de
sécurité et d'environnement que celles appliquées à ceux vendus
sur le territoire de l'Union européenne.
Il s'agit, dans ce contexte, d'abolir les doubles normes et
d'asseoir les rapports commerciaux sur des bases équitables.
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