Élections municipales: droit de vote et éligibilité des citoyens de l'Union
1994/0034(CNS)
Le rapport, outre des amendements techniques visant à clarifier et à
renforcer le texte initial (renforcement des garanties et de l'information
des citoyens ; principe de la liste non exhaustive des collectivités de base
auxquelles s'applique la directive...), contient quatre types d'amendements
prioritaires : - pour respecter le choix de participer ou non à l'élection
communale, le PE veut protéger les citoyens qui peuvent se trouver dans une
situation particulière. Il y a en effet des pays qui pratiquent
l'inscription d'office sur les listes (Belgique, Danemark, Allemagne,
Espagne, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni et Irlande). On sait
également que certains de ces pays, et d'autres imposent le vote obligatoire
(Belgique, Grèce, Luxembourg). Le rapport PALACIO stipule que, dans les pays
qui pratiquent l'inscription d'office et où le vote est obligatoire,
celui-ci ne le deviendra que pour ceux des résidents des autres Etats
membres qui auront "manifesté, par toute voie juridiquement admise, leur
volonté de participer aux élections municipales". - la directive prévoit des
dérogations pour les Etats-membres composés de plus de 20% de non-nationaux.
Pour l'instant, seul le Luxembourg est concerné (29 % de
non-luxembourgeois). Le texte permet d'exiger des citoyens non-nationaux une
résidence minimale de un mandat (en l'occurrence 6 ans pour le Luxembourg)
pour pouvoir voter, et de deux mandats pour pouvoir être candidat. Le PE a
accepté l'idée d'imposer une condition de résidence égale à deux mandats
pour pouvoir être élu mais il refuse celle relative à l'exigence d'un mandat
pour être titulaire du droit de vote. Par ailleurs, le PE s'oppose également
à la Commission sur la composition des listes. En effet, le projet de
directive prévoit d'autoriser l'Etat membre en question à prendre des
mesures en matière de composition de listes de candidats, "visant à
faciliter l'intégration des citoyens". Ce qui équivaudrait, estime le PE, à
empêcher la constitution de listes composées uniquement de non-nationaux
(dites listes de "polarisation"). Il considère cette disposition comme étant
en contradiction avec les valeurs fondamentales de liberté et de pluralisme
dont s'inspire le Traité. - Quant aux dispositions de la directive relative
à l'éligibilité, le PE souhaite réduire les restrictions qui y sont prévues.
En effet, la Commission envisage, pour des raisons d'exercice de la
souveraineté étatique (par exemple fonction de police), d'accorder aux Etats
membres le droit de décider que seuls "leurs propres ressortissants sont
éligibles aux fonctions de chef ou membre de l'Exécutif" d'une collectivité
locale de base. Le PE, pour sa part, propose de limiter l'inéligibilité "aux
fonctions de chef ou d'adjoint au chef". Pour compléter ce dispositif, le
rapport PALACIO stipule que les Etats membres sont à même de décider que les
élus ressortissant d'un autre Etat membre ne peuvent participer à la
désignation d'une Assemblée parlementaire, ni à l'élection de celle-ci (cas
de la France pour l'élection du Sénat). - Enfin, à propos de la mise en
application de la directive dans chaque Etat membre, la Commission propose
la date du 1er janvier 1996. Le PE, lui, demande que les Etats membres
prennent les mesures d'application "avant la première élection locale
régulière qui suit le 31 décembre 1994 et au plus tard le 1er janvier 1996,
ceci pour que les élections prévues en 1995 en Espagne, en France et en
Allemagne (Brême et Berlin) soient déjà concernées par la directive. Au
cours du débat en session plénière, le Commissaire Vanni d'ARCHIRAFI a
notamment accepté les amendements suivants : - ceux qui portent sur
l'application de la directive dès les premières élections qui suivent le 1er
janvier 1995; - ceux qui entendent éliminer les conditions administratives
que pourraient imposer les Etats membres pour autoriser l'exercice du droit
de vote et d'éligibilité (déclaration formelle au lieu d'attestation des
autorités administratives pour l'éligibilité...) Espagne, en France et en
Allemagne (Brême et Berlin) soient déjà concernées par la directive. Au
cours du débat en session plénière, le Commissaire Vanni d'ARCHIRAFI a
notamment accepté les amendements suivants : - ceux qui portent sur
l'application de la directive dès les premières élections qui suivent le 1er
janvier 1995; - ceux qui entendent éliminer les conditions administratives
que pourraient imposer les Etats membres pour autoriser l'exercice du droit
de vote et d'éligibilité (déclaration formelle au lieu d'attestation des
autorités administratives pour l'éligibilité...)
notamment accepté les amendements suivants :
- ceux qui portent sur l'application de la directive dès les premières
élections qui suivent le 1er janvier 1995;
- ceux qui entendent éliminer les conditions administratives que pourraient
imposer les Etats membres pour autoriser l'exercice du droit de vote et
d'éligibilité (déclaration formelle au lieu d'attestation des autorités
administratives pour l'éligibilité...)