Budget 2000 : section III
1998/2186(BUD)
En adoptant le rapport de M. Jean-Louis BOURLANGES (PPE, F) (section III,
Commission), le Parlement réaffirme pour le budget 2000 les principes
suivants :
- application de la rigueur budgétaire à toutes les rubriques afin d'assurer
des marges de flexibilité à condition que les mécanismes d'utilisation le
permettent;
- prise en compte quantitative et qualitative de l'exécution comme élément
d'appréciation de la dépense légitime;
- concentration des crédits pour dégager de nouveaux moyens au service de
priorités claires.
Les priorités constantes du Parlement sont la création d'emplois, ce qui
suppose des actions en faveur des PME, des mesures en faveur de l'éducation
et de la formation continue, une promotion ciblée de la recherche et du
développement, une implication financière accrue de l'Union dans le
développement des réseaux de transport.
Autres priorités, le financement du développement régional et le
renforcement de l'Union européenne dans le monde à travers des actions
extérieures efficaces et une politique de développement solidaire et
cohérente.
Le Parlement demande en outre le démantèlement progressif des bureaux
d'assistance techniques qui remplissent des fonctions que l'administration
de la Commission devrait assumer elle-même.
Au plan sectoriel, le Parlement demande que soit renforcé le caractère
prioritaire et décentralisé des actions d'informations et de communications,
la mise en place des crédits nécessaires à la mise en oeuvre du système
EURODAC en ce qui concerne la politique en matière d'asile et
d'immigration.
Il demande que le processus de "greening" du budget soit développé à
d'autres domaines (politique extérieure, développement, transport). Il
rappelle, en outre, que le 5ème programme-cadre implique le respect des
enveloppes décidées. Il invite également la Commission à entamer les
préparatifs en ce qui concerne la santé publique et la politique des
consommateurs, domaines considérablement élargis par le Traité d'Amsterdam.
En ce qui concerne la catégorie IV du budget, il demande que l'on concentre
les aides sur les pays en développement les plus pauvres et que la
Commission identifie plus clairement l'allocation budgétaire des 3 volets
d'actions destinés à financer la pré-adhésion (PHARE, ISPA, instrument
agricole).
A propos de la catégorie I (dépenses agricoles), il estime qu'il faut
concilier le principe de rigueur et de suffisance permettant une mise en
oeuvre satisfaisante de la dépense agricole en fonction des actes
législatifs correspondants.
En ce qui concerne la catégorie II (Fonds structurels), il réclame une
réforme de la nomenclature qui fasse une distinction claire entre les
crédits issus de la nouvelle programmation financière (2000-2006) et ceux
relatifs à la période de programmation antérieure (1993-1999). En outre, en
ce qui concerne la catégorie V, il demande que l'estimation budgétaire des
moyens en personnel de l'administration communautaire tienne compte de la
révision du statut des fonctionnaires de l'Union, de l'utilisation pleine et
optimale des ressources humaines et du redéploiement fonctionnel et
territorial du personnel. Enfin, il est demandé à la Commission
d'entreprendre une révision en profondeur de ses méthodes de gestion et de
faire des propositions destinée à accroître la visibilité du coût
adminsitratif de la dépense publique par rapport aux actions financées. Dans
le même ordre d'idée, il est demandé à la Commission d'effectuer un contrôle
rigoureux des ressources humaines et financières mises à la disposition des
programmes et d'élaborer pour le 30.06.1999 un rapport indiquant les besoins
réels en personnel pour assurer un bon fonctionnement des politiques de
l'Union en l'an 2000.