Racisme, xénophobie et antisémitisme
1996/2016(COS)
En adoptant le rapport de M. Arie OOSTLANDER (PPE, NL), le Parlement
européen approuve la communication de la Commission car elle constitue une
réponse globale au problème du racisme et de la xénophobie. Le rapport
appuie la création d'un observatoire européen pour le racisme et la
xénophobie, selon la proposition du rapport final de la commission
consultative établi par le Conseil Européen de Cannes, tout en souhaitant
que cet observatoire travaille en liaison avec le Conseil de l'Europe et
qu'il formule des propositions concrètes à mettre en application par les
autorités locales, nationales et au niveau de l'Union. Il propose aussi aux
institutions communautaires d'accorder une grande importance à la
protection des minorités, surtout dans les pays candidats à l'adhésion à
l'UE, tout en rappelant l'importance de coordonner les efforts en la
matière avec le Conseil de l'Europe. Par ailleurs, le PE :
- appelle les hommes politiques et tous ceux qui influent sur l'opinion
publique à s'abstenir d'éveiller des instincts xénophobes et à condamner
toutes formes d'intolérance et toute déclaration raciste dans leur actes et
dans leur politique;
- rappelle le rôle que la société civile doit jouer dans la lutte contre le
racisme et appuie la proposition de la Commission de créer un forum de
politique sociale, tout en soulignant l'importance d'un dialogue entre la
Commission et les représentants des principaux courants religieux existant
en Europe afin de favoriser une politique anti-discriminatoire dans des
domaines comme la santé, l'éducation, etc., et en vue de définir des régles
anti-discriminatoires valables pour toute l'Union;
- appuie l'idée de la Commission d'insérer une disposition générale
anti-discriminatoire dans les Traités, ainsi que de l'attribution à la
Communauté de compétences spécifiques pour lutter contre le racisme;
- souligne l'importance de la coopération judiciaire transfrontalière,
notamment dans le domaine des publications, des manifestations racistes et
des autoroutes de l'information;
- souhaite que la législation de tous les Etats membres de l'UE interdise
expressément la négation de l'holocauste;
- défend l'idée d'attribuer aux ressortissants des pays tiers, titulaires
d'une carte de séjour dans un des États membres de l'Union, la possibilité
d'obtenir la naturalisation dans ce pays;
- appuie la proposition de la Commission visant à supprimer les contrôles
aux frontières intérieures et à autoriser la libre circulation des
ressortissants des pays tiers;
- demande à la Commission d'enquêter sur les problèmes spécifiques auxquels
sont confrontés les 3 à 4 millions de résidents en situation irrégulière
dans l'UE;
- demande des actions spécifiques en faveur de certains groupes, tels que
les immigrés et les gitans;
- reconnait le rôle de l'éducation dans le combat contre les préjugés
racistes et xénophobes, tout en demandant des mesures pour améliorer
l'éducation en ce qui concerne la signification historique de la 2ème
guerre mondiale, une reconnaissance accrue du rôle de l'éducation
religieuse et philosophique dans le développement de la conscience. Le
rapport demande également que des efforts soient entrepris en matière de
formation dans la fonction publique en ce qui concerne le racisme et la
xénophobie;
- rappelle le rôle que les journalistes peuvent jouer dans la lutte contre
le racisme et la xénophobie, en appuyant l'idée de la création de "prix
média" dans ce domaine.