Décharge 2003: budget général CE, Cour de Justice
OBJECTIF : présentation du rapport de la Cour des comptes sur l’exécution budgétaire 2003 (autres institutions – Cour de Justice).
CONTENU : Dans son 27ème rapport annuel relatif à l’exercice 2003, la Cour constate que, globalement, les institutions ont consenti des efforts considérables pour adapter leurs systèmes et contrôles de surveillance aux exigences du nouveau règlement financier. Néanmoins, la plupart d’entre elles n’ont pas réussi à mettre pleinement en œuvre les changements requis et des faiblesses ont pu être constatées en matière de légalité et de régularité des opérations sous-jacentes. Ces erreurs ne sont toutefois pas de nature à remettre pas en cause le caractère positif de la déclaration d’assurance (DAS) portant sur l’exécution budgétaire des institutions.
Parallèlement, en ce qui concerne les dépenses de fonctionnement prises dans leur ensemble, la Cour indique qu’il n’y avait pas d’erreurs significatives. Elle signale cependant que les nouveaux systèmes et contrôles de surveillance auraient dû mieux être appliqués par toutes les institutions afin de mieux respecter les règles du nouveau règlement financier.
À noter, qu’en 2003, les ordonnateurs délégués des institutions ont présenté pour la première fois des rapports annuels d’activité qui fournissent des informations très utiles sur le fonctionnement des systèmes de contrôle. La Cour souhaiterait que ces rapports soient plus étoffés afin qu’elle puisse s’en servir dans le cadre de sa DAS annuelle.
En ce qui concerne spécifiquement la Cour de justice, la Cour précise que certaines obligations imposées par le nouveau règlement financier n’auraient pas été respectées notamment en ce qui concerne le contrôle des risques liés à la gestion des actions financées ou la définition des missions de l’auditeur interne. La Cour a également identifié quelques irrégularités dans la passation de certains marchés informatiques. Enfin, la Cour a constaté une certaine confusion des rôles entre les tâches dévolues à l’auditeur interne et celles du contrôleur financier en matière de validation des opérations comptables.