L'effet de la globalisation sur le Marché intérieur
Le Parlement a adopté un rapport d'initiative d'Edit HERCZOG (PSE, HU) qui souligne que l’achèvement du marché intérieur (dans les domaines de la finance, des autres services et de la libre circulation des travailleurs) représente le principal atout de l'UE pour tirer le meilleur parti de la mondialisation. Il importe en effet que les grands acteurs du marché européen puissent trouver sur le marché intérieur un soutien et des possibilités suffisants pour devenir des acteurs à l'échelle planétaire. Il est également nécessaire d'instaurer en faveur des petites et moyennes entreprises un climat sain et favorable à leurs activités, ainsi que de renforcer la position de ces entreprises, de même que de leur faciliter l'accès à l'innovation et aux instruments de financement. Dans cette perspective, la Commission est invitée à se préoccuper de la compétitivité de l'industrie de l'Union dans son ensemble, à définir une véritable politique industrielle de l'Union et à établir un processus d'évaluation des secteurs particulièrement affectés par la mondialisation, tout en surveillant les signes de protectionnisme dans les États membres.
Le Parlement estime que la stratégie de Lisbonne en tant que projet économique général peut s'avérer insuffisante pour faire face à la mondialisation et demande que soit définies spécifiquement d'autres lignes d'action destinées à amortir les effets négatifs de la mondialisation et à favoriser la mise à profit de ses incidences positives (comme un Fonds d'adaptation à la mondialisation). Il invite la Commission et les États membres à mettre au point des stratégies permettant de sauvegarder les valeurs européennes dans un environnement concurrentiel mondial et à donner à ces valeurs une traduction concrète dans la formulation des politiques de dimension mondiale. Le Conseil et les États membres doivent développer la tradition européenne d'excellence et mettre en place en priorité un système éducatif de haut niveau, associé à des structures financières adaptées pour les activités de recherche et de développement ainsi que l'innovation.
Le Parlement mesure la nécessité d'un système commun de gestion des connaissances, assorti d'instruments efficaces de protection de ces dernières, ainsi que la nécessité d'appliquer un programme permettant effectivement de convertir les innovations en investissements et en valeur économique. Il insiste, à cet égard, sur la nécessité de protéger les droits de propriété intellectuelle et industrielle, notamment en définissant des régimes intégrés et efficaces de délivrance de brevets, de même qu'une réglementation et des moyens véritables de lutte contre les contrefaçons, en sorte de protéger les intérêts économiques européens. Il souligne également l'importance de mécanismes permettant un règlement plus rapide et plus efficace des litiges dans le cadre du marché intérieur ; il invite les États membres à hâter la transposition des règles gouvernant le marché intérieur, et estime que des règles claires en matière d'étiquetage et le respect des dénominations d'origine permettront de veiller à la protection des biens et des valeurs de l'Europe.
Les députés invitent la Commission à augmenter l'accès préférentiel au marché de l'Union pour les pays tiers ayant ratifié et appliqué de façon appropriée les normes internationales fondamentales sur le travail et l'environnement, et à accorder un accès préférentiel supplémentaire aux pays ayant adopté une législation en matière de protection sociale et environnementale et de respect de la diversité culturelle. Enfin, ils félicitent les États membres qui ont ouvert leur marché du travail aux citoyens des nouveaux pays membres et invitent instamment les États membres qui maintiennent encore des restrictions dans ce domaine à supprimer les obstacles qui entravent la libre circulation des travailleurs.