Documents d'immatriculation des véhicules à moteur et de leurs remorques
1997/0150(SYN)
Soucieuse de lutter contre le trafic transfrontalier de véhicules qui sévit
à grande échelle, la commission en appelle à une harmonisation européenne
des documents d'immatriculation des véhicules à moteur et de leurs
remorques. En adoptant le rapport de son président, M. Jean-Pierre BAZIN
(UPE, F), sur la proposition de la Commission concernant une directive
relative aux documents d'immatriculation des véhicules à moteur et de leurs
remorques, la commission dénonce ce genre de fraude, source de nombreux
ennuis pour des millions de citoyens de l'UE. Qui plus est, ce trafic
augmente dans bon nombre d'Etats membres. Or, il est évident que disposer de
documents d'immatriculation constituera un apport considérable dans la
manière de s'attaquer à ce problème.
Actuellement, les documents d'immatriculation délivrés par les Etats membres
sont fort différents. La Convention de Vienne de 1968 sur la circulation
routière fixe ce qui doit figurer, au minimum, dans les documents
d'immatriculation, mais certains Etats membres ne l'ont pas signée ou mise
en application. La proposition de la Commission vise à intégrer les
dispositions de la Convention concernant les éléments devant figurer sur les
certificats d'immatriculation pour lui conférer un caractère plus
contraignant et y ajouter des informations complémentaires.
Quatre raisons spécifiques sont avancées pour justifier cette proposition :
-pour que les autorités des Etats membres soient en mesure de contrôler
valablement sur leur territoire les véhicules immatriculés dans d'autres
pays, il est impératif que la présentation et le contenu des documents
soient clairs et compréhensibles;
-les certificats d'immatriculation ne mentionnent pas, dans certains cas,
les informations pertinentes et il peut s'avérer difficile de vérifier si
tel conducteur est légalement habilité à conduire tel véhicule donné;
-si les données ne sont pas harmonisées, l'immatriculation d'un véhicule
précédemment immatriculé dans un autre Etat membre restera un problème;
-enfin, il est malaisé de vérifier la qualité du titulaire d'un certificat
d'immatriculation d'un véhicule immatriculé dans un autre Etat membre, en
particulier lorsque le demandeur n'est pas le propriétaire.
La solution envisagée consiste à délivrer un document d'immatriculation
composé de deux parties. Dans les pays où les conducteurs ne sont pas tenus
d'être en possession du certificat d'immatriculation (Royaume-Uni, Danemark
et Suède), la plaque d'immatriculation renvoie les autorités à un registre
national central. Lorsque des conducteurs venant de ces pays se déplacent à
l'étranger, ils sont tenus d'être en possession du certificat
d'immatriculation ou d'une copie. Le rapporteur précise que le texte de la
proposition est un compromis. Des tentatives antérieures d'harmonisation se
sont heurtées à des résistances imputables aux vieilles traditions
juridiques et administratives nationales du Royaume-Uni, du Danemark et de
la Suède, pays qui émettent un certificat en une seule partie.